Ecole d'échecs

 

 


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Les principes de base
 

 

 

ELEMENTS STRATEGIQUES AU DEBUT DE PARTIE

1°Conquérir le centre à l'aide des pions

2° Développer rapidement les pièces légères au centre (fous-cavaliers)

3° Assurer la sécurité du roi, en roquant le plus rapidement possible

4° Rassembler les pièces lourdes (tours-dame)

5° Trouver une position appropriée pour la dame

6° Combiner le plan d'ouverture avec celui du milieu de jeu

7° Penser aux conséquences des coups d'ouverture pour la finale (notamment les coups de pions et les échanges de pièces).

8° Empêcher l'adversaire d'appliquer ces 7 principes !

Ces huit principes du combat d'ouverture régissent la majorité des variantes et des systèmes.

Quelques conseils supplémentaires...

- Dans une position normale, ne pas attaquer avant d'avoir achevé son développement.

- Eviter de jouer plusieurs fois la même pièce (sauf en cas de manouvres concrètes menant au gain ou de coups forcés).

- La position de la Dame ne doit pas être déterminée trop tôt.

- Essayer d'échanger, tout en se développant, les pièces de son adversaire particulièrement actives.

- Une pièce mal placée suffit pour avoir une mauvaise position.

 

 COMMENT ANALYSER UNE POSITION ?

Une position doit toujours être analysée d'après les critères suivants :

1) Le rapport des forces matérielles
Il peut-être égal ou inégal. En cas de supériorité matérielle, on peut opter pour une simplification du jeu. Dans le cas contraire, il est conseillé de compliquer la position pour "pecher en eaux troubles".

2) La position du roi :
C'est elle qui détermine le plan : attaque ou défense.

3) La structure de pions :
Un avantage est donné par une formation in-interrompue de pions qui se protègent réciproquement. Les formations défavorables de pions, tels que les pions doublés, les pions arriérés, les pions isolés, etc, entraînent une faiblesse de position. Souvent une variante d'ouverture échoue uniquement parce qu'elle
aboutit à une mauvaise formation de pions.C'est pourquoi la structure de pions est un facteur important pour le choix de telle ou telle continuation dans le milieu de jeu.

4) Les bons et les mauvais fous :
Il faut éviter l'échange des bons fous, mais il est nécessaire de se séparer au plus vite des mauvais. Dans l'ouverture et le milieu de jeu, la qualité des fous est déterminée par la structure des pions centraux, mais en finale par l'ensemble des pions.

5) Lignes ouvertes et diagonales :
Il faut tout mettre en ouvre et se battre fermement pour dominer ou contrôler ces lignes par les pièces lourdes et les fous.

6) Particularités de la position (faiblesse de cases, mauvaises pièces, etc.) :
Les particularités de la position nous indiquent sur quoi nous devons concentrer nos efforts : sur la conquête d'une case faible ou d'une pièce mal placée de l'adversaire, etc.

7) La nature de l'avantage (en ce qui concerne la position ou le matériel) :
La nature d'un avantage joue un rôle primordial. S'il s'agit d'un avantage de position (plus d'espace par exemple), on doit éviter la simplification du jeu. Il est préférable d'accentuer sa supériorité. S'il s'agit d'un avantage matériel, la meilleure méthode consiste d'en tirer profit en passant en finale.

Ce n'est qu'en évaluant objectivement ces 7 facteurs qu'on trouvera le plan juste à suivre. Il sera cependant toujours très difficile et très compliqué d'en trouver le bon. Mais celui qui aura reconnu l'essence de ces principes et qui les appliquera de façon conséquente dans ses parties arrivera à tenir la position même contre des adversaires plus forts que lui, et non en dernier lieu grâce à ses connaissances dans les ouvertures.

 




 

PRINCIPES DE BASE DANS LES FINALES

Contrairement au milieu de jeu, le calcul joue un rôle moins important. Dans les finales, la plupart du temps, il est nécessaire de faire un plan.

Ne jamais oublier d'activer le roi. On parle de centralisation du roi.

Dans les finales ou on a l'avantage, les répétitions de coups sont très importantes pour gagner du temps à la pendule et avoir ainsi tout son temps pour trouver le plan exact.

D'où également le principe : Ne pas se presser !

Principe des 2 faiblesses : Quand il y a une faiblesse sur une aile, créer une autre sur l'aile opposée. On estime généralement qu'une seule faiblesse (de pion ou de structure par exemple) est insuffisante pour obtenir le gain contre une défense correcte.

Dans les finales de cavaliers, l'avantage d'espace est souvent un facteur décisif.

Dans les finales de tours, l'initiative est souvent plus important qu'un déficit matériel (1 ou 2 pions).

Le couple dame-cavalier est plus fort que le couple dame-fou.

Dans les finales ou la structure de pions est disloquée, les cavaliers sont en générale plus performant que les fous (même dans une position ouverte, si les faiblesses se trouvent sur les deux ailes).
 
Vous devez avoir une pensée schématique de la position. C'est à dire voir une position idéale et tenter d'y arriver !

Cette liste n'est pas exhaustive. Vous la compléterez à l'avenir grâce à l'expérience que vous allez acquérir !

 

 UNE METHODE POUR L'ENTRAINEMENT COLLECTIF     DANS VOTRE CLUB

 Nous vous proposons une méthode d'entrainement destinée à améliorer votre mémoire visuelle dans le calcul des variantes. Pour cet entraînement très efficace, pratiqué dans les pays de l'est, il faut  être deux (ou posséder un ordinateur). Pour une bonne compréhension nous allons donner un exemple.  

Préparez votre échiquier.

1) Vous faites une partie avec un ami, vous annoncez votre 1er coup, 1.e4 par exemple, vous le notez sur votre feuille de partie, mais vous n'exécutez pas le coup sur l'échiquier.Votre adversaire fait la même chose, il annonce 1...e5, le note, mais ne le joue pas sur l' échiquier.

2) Maintenant vous annoncez 2.Cf3, vous le notez mais vous ne jouez toujours pas.Votre adversaire fait la même chose avec  2...Cc6.

3) Vous annoncez 3.Fb5, vous le notez sur votre feuille de partie et vous jouez sur l'échiquier 1.e4 !!  Votre adversaire annonce 3...a6 et joue 1...e5 !!

Vous avez compris, vous êtes en train de jouer une partie avec un décalage de deux coups par rapport  à la position réelle !  Pour une meilleure compréhension, nous allons continuer notre exemple.

4) Vous annoncez 4.Fa4, vous le notez et vous jouez 2.Cf3. De même pour votre adversaire, Il annonce 4...Cf6 et joue 2...Cc6.  Etc.

Bien sûr, le nombre de coups de décalage dépendra de votre forme.  Il peut-être d'un coup au départ et au fur et  à mesure de vos progrès aller en augmentant jusqu'a deux, trois voire 4 coups quand vous serez très fort !